Guide de voyage à Paris

Visite du musée du Louvre : 15 points forts, conseils et excursions

Le mai 23, 2021 , mis à jour le mai 24, 2021 — 24 minutes de lecture

Visitez le palais des rois français pour admirer certaines des plus belles œuvres d’art du monde. Le Louvre abrite un grand nombre des chefs-d’œuvre les plus célèbres de la civilisation occidentale, y compris l’œuvre d’art de l’Opéra de Paris. La Joconde de Léonard de Vinci et le Vénus de Milo. Un grand nombre de tableaux du musée ont appartenu aux différents rois qui ont habité le Louvre lorsque celui-ci était une résidence royale ; d’autres pièces ont été acquises grâce aux traités conclus par la France avec le Vatican et la République de Venise. La collection s’est encore enrichie grâce au butin de Napoléon Ier.

Musée du Louvre

Musée du Louvre

Admirer les chefs-d’œuvre du Louvre est l’une des choses essentielles à faire lors d’une visite à Paris. Plus grand musée du monde, le Louvre rassemble 35 000 œuvres d’art dans un espace d’exposition de 73 000 mètres carrés, réparti en trois sections : les ailes Denon, Richelieu et Sully.

Chaque aile compte plus de 70 salles présentant des peintures et des objets d’art, ainsi que d’énormes salles remplies de sculptures. Il est impossible de voir l’ensemble de la collection en une journée ou même en une semaine. Cette liste de 15 « points forts » du Louvre fournit un contexte historique et des informations détaillées sur chaque pièce afin d’améliorer votre expérience.

Voir aussi : Où séjourner près du Musée du Louvre à Paris

Remarque : certains commerces peuvent être temporairement fermés en raison de récents problèmes de santé et de sécurité au niveau mondial.

1. Mona Lisa de Léonard de Vinci (Aile Denon, salle 711)

Mona Lisa de Léonard de Vinci (Aile Denon, salle 6)

Mona Lisa de Léonard de Vinci (Aile Denon, salle 711) | Joaqun Martnez / photo modifiée

Les spécialistes débattent de ce qui fait de la Mona Lisa l’un des tableaux les plus célèbres au monde. L’une des explications est le sentiment de mystère. L’identité de la personne assise n’est pas claire. On pense que la femme représentée est Lisa Gherardini, l’épouse d’un marchand florentin nommé Francesco del Giocondo.

Une autre explication de la célébrité du tableau est le sourire énigmatique du sujet, qui symbolise peut-être l’idéal du bonheur. Son expression captivante et son regard de côté ont le don d’enchanter les spectateurs. Les observateurs remarquent comment le Mona Lisa semble les observer depuis l’endroit où ils se trouvent dans la pièce.

De nombreux visiteurs viennent au Louvre uniquement pour voir ce tableau, certainement l’œuvre d’art la plus célèbre du musée. Créé par Léonard de Vinci vers 1503, ce petit tableau est recouvert d’une couche supplémentaire de plexiglas et est généralement entouré d’une foule de touristes qui tentent de l’apercevoir.

Pour mieux apprécier cette peinture, il est conseillé de participer à une visite guidée en petit groupe de l’exposition. Louvre sous la conduite d’un guide expérimenté. Cette visite de trois heures permet d’éviter les longues files d’attente à l’entrée du musée et de se diriger directement vers les œuvres incontournables, afin de tirer le meilleur parti du temps passé au musée.

2. Les Noces de Cana de Paolo Veronese (Aile Denon, salle 711)

Les Noces de Cana de Paolo Veronese (Aile Denon, salle 6)

Les Noces de Cana de Paolo Veronese (Aile Denon, pièce 711) | Ivo Jansch / photo modifiée

Véronèse a créé ce remarquable tableau en 1563, à la demande du monastère bénédictin de San Giorgio Maggiore à Venise. L’immense tableau de 70 mètres carrés couvre un mur entier de la galerie du Louvre du sol au plafond ; à l’origine, il était destiné à décorer le réfectoire du monastère.

Les Noces de Cana (Les noces de Cana) est une composition magistrale qui dépeint la scène biblique des noces de Cana en Galilée, l’événement selon l’apôtre Jean où le Christ accomplit le miracle de la transformation de l’eau en vin.

Cette remarquable composition de plus de 100 personnages parvient à être harmonieuse plutôt que surchargée. Les mariés sont assis à l’extrémité de la table de banquet, sur la gauche. Le Christ est au centre, entouré de ses disciples. Les Vénitiens contemporains se mêlent aux personnages bibliques coiffés de turbans orientaux.

L’étonnant souci du détail de l’artiste se manifeste dans les détails réalistes, comme le drapé des splendides costumes vénitiens. La scène pleine d’action est pleine de surprises : un nain tenant une perruche (en bas à gauche), des petits oiseaux, des chiens amicaux et un chat amusant (en bas à droite) qui semble être un invité indésirable car il gratte ses griffes sur une cruche à eau.

3. Vénus de Milo (Aile Sully, Chambre 346)

Vénus de Milo (Aile Sully, Salle 7)

Vénus de Milo (Aile Sully, chambre 346) | Ivo Jansch / photo modifiée

Le site Vénus de Milo est l’une des pièces maîtresses du département des antiquités du Louvre. Cette séduisante statue, également connue sous le nom de Aphrodite, représente l’idéal grec de beauté. Créée vers 100 avant J.-C., la statue de la déesse reflète la stylisation de la fin de la période hellénistique. L’œuvre a fasciné le monde de l’art depuis qu’elle a été découverte sur l’île grecque de Milos (« Melos » en grec ancien) en 1820 et offerte au roi Louis XVIII.

Ce qui fait de cette statue un chef-d’œuvre, c’est la composition équilibrée, le sens de l’espace et la façon dont la draperie tombe sur les hanches de la déesse. Malheureusement, les morceaux de marbre manquants rendent difficile l’identification et la compréhension complètes de la statue. Les historiens de l’art ont tenté d’imaginer la position de ses bras et l’endroit où elle se tenait. Certains pensent qu’elle pouvait tenir une pomme, une couronne ou un bouclier. Une autre hypothèse est que Vénus tenait un miroir dans une main pour admirer son reflet.

4. Victoire de Samothrace (Aile Denon, salle 703)

Victoire de Samothrace (Aile Denon, Escalier Daru)

Victoire de Samothrace (Aile Denon, salle 703) | Thomas Ulrich / photo modifiée

Chef-d’œuvre de l’art hellénistique, cette sculpture classique monumentale est à couper le souffle. Présentée dans son propre espace au sommet d’un grand escalier, la Victoire de Samothrace (Victoire ailée) a une façon de captiver les visiteurs lorsqu’ils tournent le coin et aperçoivent la statue.

Créée vers 190 avant J.-C., la déesse ailée de la Victoire a été trouvée sur l’île de Samothrace et on pense qu’il s’agit d’une offrande religieuse du peuple de Rhodes en commémoration d’une victoire navale. Perchée dans une position courageuse sur la proue d’un navire, la déesse ailée de la Victoire (Nike) dirige un navire naviguant à travers de fortes rafales de vent.

La figure de la déesse est représentée avec une telle précision qu’il est difficile de croire qu’elle a été réalisée 2 000 ans avant la photographie et la modélisation graphique en 3D. La composition en spirale crée l’effet d’un mouvement vigoureux, avec les ailes retenues en arrière et la jambe droite placée devant la gauche. La déesse semble trempée dans l’eau, et ses vêtements transparents lui collent au corps, révélant la forme du corps féminin nu. Dans le même temps, une brise fait onduler les vêtements drapés de la déesse, ce qui confère à la sculpture un réalisme saisissant.

5. Le Sacre de l’Empereur Napoléon de Jacques-Louis David (Aile Denon, salle 702)

Le Couronnement de Napoléon par Jacques-Louis David (Aile Denon, salle 75)

Le Sacre de l’Empereur Napoléon par Jacques-Louis David (Aile Denon, salle 702) | Maureen / photo modifiée

Napoléon Ier a demandé à Jacques-Louis David de réaliser ce merveilleux tableau, Le couronnement de l’Empereur Napoléoncomme document de la cérémonie de son couronnement. Napoléon s’est proclamé empereur en mai 1804 à la suite d’un coup d’État consécutif à ses campagnes militaires victorieuses en Italie et en Égypte.

La cérémonie de couronnement se déroule selon le protocole de couronnement d’un roi dans la tradition monarchique française. Cependant, Napoléon se couronna lui-même en faisant face à la congrégation au lieu d’être couronné par le Pape, afin de marquer son indépendance vis-à-vis de l’église.

Jacques-Louis David a assisté à la cérémonie de couronnement du 2 décembre 1804 à la cathédrale Notre-Dame de Paris, puis a représenté l’événement avec des détails impeccables. David dépeint la cérémonie avec précision tout en se conformant à la demande de Napoléon de transmettre un message symbolique et politique, glorifiant l’événement pour lui donner une place unique dans l’histoire. Le tableau s’étend sur une toile surdimensionnée de six mètres sur dix.

Un autre chef-d’œuvre de David dans la même pièce est Le Serment des Horaces (Le serment des Horaces)Une scène de duel de l’antiquité classique.

6. La Liberté Guidant le Peuple (Aile Denon, salle 700)

La Liberté Guidant le Peuple d'Eugène Delacroix (Aile Denon, salle 77)

La Liberté Guidant le Peuple par Eugène Delacroix (Aile Denon, salle 700) | Yann Caradec / photo modifiée

Ce tableau évocateur illustre l’un des événements les plus importants de l’histoire de France, l’insurrection parisienne de juillet 1830, lorsque les Républicains de France menèrent une révolte contre le gouvernement de la Seconde Constitution. Delacroix a voulu La Liberté guidant le Peuple (La liberté guidant le peuple) pour mettre en avant les valeurs de la Révolution de 1789 et l’idéal de la souveraineté populaire. La création de cette œuvre est un acte patriotique, car Delacroix croit passionnément à la cause républicaine.

La figure allégorique de la Liberté est représentée comme une femme forte et inspirée, aux seins nus (la nudité est courante dans les peintures historiques françaises), ce qui suggère une filiation avec une déesse grecque classique. Preuve de sa détermination et de son esprit combatif, la Liberté tient un drapeau français dans une main et un fusil d’infanterie dans l’autre.

Elle émerge victorieusement d’un fond sombre et enfumé et semble baignée de lumière, symbole de son illumination morale. Delacroix apporte au tableau une interprétation profondément émotionnelle et romantique, et en même temps une qualité réaliste.

7. Psyché ravivée par le baiser de l’amour par Antonio Canova (Aile Richelieu, Pavillon de Flore)

Psyché ravivée par le baiser d'amour par Antonio Canova (Aile Richelieu, Pavillon de Flore)

Psyché ravivée par le baiser d’amour par Antonio Canova (Aile Richelieu, Pavillon de Flore) | jay.tong / photo modifiée

De toutes les sculptures du XVIIIe siècle exposées dans la galerie du Pavillon de Flore baignée de lumière, celle-ci est la plus charmante. Cette sculpture, intitulée Psyché Ranimée par le Baiser de l’Amour en français, s’inspire de l’histoire mythologique de Cupidon et Psyché, tirée de l’œuvre d’Ovide « Le Baiser de l’Amour ». Métamorphoses.

Dans cette histoire, Cupidon voit Psyché qui est tombée dans le sommeil après avoir respiré une potion interdite. Cupidon s’approche doucement de Psyché, sur le point de l’embrasser. Puis Psyché se réveille et embrasse langoureusement Cupidon. C’est ce moment tendre qui est capturé dans ce chef-d’œuvre enchanteur.

Antonio Canova a créé une pièce pleine d’émotion, typique de la sculpture néoclassique romantique. En même temps, la sculpture est si précise que les personnages semblent plus vrais que nature. Remarquez la finesse de la sculpture des ailes de Cupidon, le carquois rempli de flèches et l’ornementation de l’amphore. Admirez la façon dont Cupidon tient le cou de Psyché et la courbe de sa hanche lorsqu’elle se tourne pour l’embrasser, le tout montré avec un sens parfait des proportions et du mouvement.

Des traits méticuleusement ciselés et des détails anatomiques comme le nombril de Psyché et ses orteils gracieux ajoutent un sentiment d’authenticité à la scène.

8. Louis XIV par Hyacinthe Rigaud (Aile Sully, salle 916)

Portrait de Louis XIV
Portrait de Louis XIV

Cette peinture emblématique du « Roi Soleil » a été créée en 1701 par le portraitiste royal français Hyacinthe Rigaud. Le tableau devait à l’origine être un cadeau pour Philippe V d’Espagne, mais la Cour française l’a tellement apprécié que le tableau n’a jamais été envoyé au roi d’Espagne. Louis XIV avait 63 ans lorsque ce portrait a été peint.

Rendu avec des détails exquis, le portrait représente Louis XIV comme l’image ultime du pouvoir absolu. L’arrière-plan opulent et les impressionnantes robes de couronnement du roi symbolisent sa grandeur. Remarquez la richesse de la robe du roi, qui est brodée de fleurs de lys (le symbole royal) et la couronne qui repose à côté de lui sur un tabouret. Ce tableau a été conçu pour rappeler au spectateur l’autorité de Louis XIV.

9. La Dentellière de Jan Vermeer (Aile Richelieu, salle 837)

La Dentellière de Jan Vermeer (Aile Richelieu, salle 38)

La Dentellière de Jan Vermeer (Aile Richelieu, salle 837) | Rie H / photo modifiée

Renoir considérait que le tableau de Jan Vermeer de La Dentellière est l’un des plus beaux tableaux du monde. La Dentellière a été créée par Vermeer vers 1669 ou 1670. Le motif de la dentelle était souvent utilisé dans les peintures néerlandaises du XVIIe siècle pour symboliser les vertus féminines traditionnelles. Au premier plan du tableau se trouve un petit livre, probablement une Bible, qui confère à l’œuvre une autre dimension morale et religieuse.

Vermeer aimait peindre des scènes de la vie quotidienne et était habile à représenter des objets familiers d’une manière attrayante. La jeune femme (très probablement l’épouse de Vermeer) est représentée concentrée sur son travail minutieux de dentellière. Le fil entre les doigts de la femme, les épingles et les fuseaux constituent le point central de l’œuvre. Les objets deviennent plus flous à l’arrière-plan, imitant le champ optique naturel de l’œil humain.

Van Gogh a fait l’éloge de cette peinture pour son mélange harmonieux de couleurs, que l’on retrouve dans le coussin à coudre et les fils multicolores.

10. Chevaux de Marly (Aile Richelieu, Cour Marly)

Les chevaux de Marly par Guillaume Coustou (Aile Richelieu, Cour Marly)

Chevaux de Marly (Aile Richelieu, Cour Marly) | Brian Leon / photo modifiée

Le site Chevaux de Marly (Chevaux de Marly) a été commandée par le roi Louis XIV pour l’étang du château de Marly. Créée entre 1739 et 1745, cette sculpture monumentale en marbre de Carrare est une image plus grande que nature de deux chevaux retenus par des palefreniers. Le sculpteur, Guillame Coustou, s’est probablement inspiré des anciennes statues romaines trouvées devant le palais du Quirinal à Rome, qui montrent les demi-dieux Castor et Pollux s’efforçant de dompter leurs chevaux. Faisant allusion à cette référence classique, les chevaux de Marly symbolisent la lutte entre l’homme et la nature (représentée par un cheval indompté).

11. Le Couronnement de la Vierge (Aile Denon, salle 708)

Le Couronnement de la Vierge par Fra Angelico (Aile Denon, salle 3)

Le Couronnement de la Vierge (Aile Denon, pièce 708) | Rodney / photo modifiée

Exposé dans le charmant Salon Carré du Louvre (salle 708), le Couronnement de la Vierge est l’un des chefs-d’œuvre de la peinture médiévale du Louvre. Guido di Pietro, connu sous le nom de Fra Angelico, a créé cette œuvre entre 1430 et 1432 et elle a été utilisée à l’origine comme retable pour le couvent de San Domenico à Fiesole, près de Florence. Le thème du couronnement de la Vierge était très couramment représenté dans l’art au 13e siècle, et cet exemple montre une délicatesse et un éclat artistique exceptionnels.

Cette somptueuse peinture illustre l’Assomption de la Vierge Marie, accueillie au ciel et couronnée par le Christ, qui est représenté assis bien au-dessus de la multitude de spectateurs sur un trône auquel on accède par des marches en marbre.

La scène est rendue avec des détails incroyables et des teintes lumineuses. Par exemple, Fra Angelico a peint les neuf marches de marbre en différentes couleurs. On trouve une abondance de dorures partout, dans le trône du Christ, ainsi que dans les auréoles des anges, ce qui semble suggérer une cour royale au ciel.

12. Le tricheur avec l’As de carreau par Georges de la Tour (Aile Sully, Chambre 912)

Le tricheur à l'As de Carreau par Georges de la Tour (Aile Sully, Salle 24)

Le Tricheur à l’As de Carreau par Georges de la Tour (Aile Sully, Chambre 912) | Rodney / photo modifiée

Plein de détails surprenants et d’émotions cachées, Le tricheur à l’as de carreau (Le Tricheur à l’as de Carreau) est une œuvre intéressante à observer. Le style réaliste caractéristique de Georges de La Tour donne vie à la scène de quatre personnes réunies autour d’une table pour jouer aux cartes. Avec une anticipation de ce qui va se passer, le moment semble figé dans le temps et a un air de mystère.

La scène met en scène un drame moral sur trois tentations considérées comme des péchés : la luxure, l’alcool et le jeu. Créé vers 1635, Le tricheur avec l’as de carreau trouve une place d’honneur parmi les Peintres de la Réalité du XVIIe siècle en France.

Le sujet de la peinture est un jeune homme vêtu de façon flamboyante et coiffé de plumes, qui est sur le point d’être dupé. Dans une composition inhabituelle, le sujet est représenté à l’extrême droite (plutôt qu’au centre) du tableau, dans un espace à part des autres.

Pendant ce temps, l’autre groupe de trois personnes semble partager un secret, comme en témoignent leurs mouvements oculaires latéraux. La femme au décolleté plongeant attire l’attention du spectateur par son regard furtif. Elle communique en silence avec le joueur (le tricheur) situé à gauche du tableau, qui sort discrètement de sa ceinture une carte d’as de carreau, qui sera la carte « gagnante ».

13. Portrait de l’artiste tenant un chardon par Albrecht Dürer (Aile Richelieu, salle 809)

Portrait de l'artiste tenant un chardon par Albrecht Dürer (Aile Richelieu, salle 8)

Portrait de l’artiste tenant un chardon par Albrecht Dürer (aile Richelieu, pièce 808) | Lisby / photo modifiée

Une peinture saisissante, le Portrait de l’Artiste Tenant un Chardon est l’un des premiers autoportraits autonomes de la peinture européenne. Albrecht Dürer a créé ce portrait de lui-même en 1493, alors qu’il n’avait que vingt-deux ans. L’artiste tient un chardon, qui représente soit la fidélité à sa fiancée, soit une allusion à la Passion du Christ.

La composition d’un buste de trois quarts de longueur est typique de la peinture de portrait du 16ème siècle. Le spectateur peut déceler une certaine gêne dans le portrait, car l’artiste travaillait à partir de son reflet dans le miroir.

14. Sculptures captives de Michel-Ange (Aile Denon, salle 403)

Sculptures captives de Michel-Ange (Aile Denon, salle 4)

Sculptures captives de Michel-Ange (Aile Denon, salle 403) | jay.tong / photo modifiée

Ces statues expressives sont des chefs-d’œuvre de Michel-Ange, démontrant son génie de la technique et de la profondeur émotionnelle. La paire de sculptures comprend le L’Esclave Mourant (L’esclave mourant) et le L’Esclave Rebelle (L’esclave rebelle).

Tous deux sont enchaînés et montrés nus pour souligner leur vulnérabilité, mais les deux esclaves transmettent des émotions très différentes. L’Esclave mourant semble plongé dans un profond sommeil éternel, tandis que l’Esclave rebelle est déformé dans une lutte violente. Certains historiens de l’art ont interprété ces sculptures comme un symbole de l’âme humaine enchaînée par le corps.

Michel-Ange a commencé à travailler sur les statues en 1513 dans le cadre d’un projet monumental visant à créer un tombeau pour le pape Jules II. Cependant, le projet a été retardé et finalement abandonné. C’est l’une des raisons pour lesquelles les statues sont inachevées, avec des marques de ciseau encore visibles.

Une autre explication est que Michel-Ange pensait avoir atteint le maximum du potentiel artistique du bloc de marbre brut. En fait, l’image des esclaves attendant d’être libérés du marbre a quelque chose de poétique.

15. Bijoux de la Couronne française (Département des Arts décoratifs)

Bijoux de la Couronne française (Département des Arts Décoratifs)

Joyaux de la couronne française (Département des Arts Décoratifs) | Megan F / photo modifiée

Symbole ultime de grandeur et de souveraineté, les couronnes de couronnement reflétaient la richesse et la puissance des rois français. Les couronnes étaient fabriquées sur mesure pour chaque roi et agrémentées de bijoux précieux.

Ne manquez pas de voir le Couronne de Louis XV (Couronne de Louis XV) dans la salle 705 de l’aile Denon, qui présente deux rangées de perles et huit pierres précieuses (émeraudes, saphirs, rubis et topazes) alternant avec des diamants étincelants. Les arcs de la couronne sont décorés de diamants. fleurs de lys (fleurs de lys), l’emblème des monarques français depuis le 12e siècle.

Exposé dans la salle 705 de l’Aile Denon, le Régent, 140 carats, est une pièce d’une valeur exceptionnelle. (Diamant Régent) est l’un des diamants les plus fins et les plus brillants du monde, prisé pour sa perfection. Également dans la salle 705 de l’aile Denon, le Diadème de la Duchesse d’Angoulème (Diadème de la Duchesse d’Angoulème) est une pièce éblouissante décorée de diamants et d’émeraudes.

Dans la salle 550 de l’aile Richelieu, la Couronne de l’Impératrice Eugénie (Couronne de l’Impératrice Eugénie) est une pièce de joaillerie impériale hors du commun. Créée par le maître joaillier Alexandre-Gabriel Lemonnier, cette magnifique couronne brille de 2 480 diamants sertis en forme de palmettes et flanqués de 56 émeraudes précieuses.

Exploration du palais du Louvre

La grande entrée : Pyramide du Louvre

La grande entrée : La pyramide de verre

La grande entrée : Pyramide du Louvre | David McSpadden / photo modifiée

L’entrée principale du Louvre se trouve dans la cour centrale de la Pyramide du Louvre. Conçue par l’architecte Ieoh Ming Pei et inaugurée en 1989, cette pyramide emblématique de 22 mètres de haut est constituée de 675 panneaux de verre, inondant l’espace intérieur de lumière naturelle. La Pyramide permet d’accéder à la Cour Napoléon, où se trouvent la billetterie et le bureau d’information.

Il existe des moyens plus rapides d’entrer dans le musée (depuis le Carrousel du Louvre ou l’entrée de la rue de Rivoli), mais la Pyramide de verre est l’entrée la plus spectaculaire vers la fabuleuse collection de beaux-arts du Louvre.

Le Louvre médiéval : Les fondations du palais

Le Louvre médiéval : Les fondations du palais

Le Louvre médiéval : Fondations du palais | jmacmullin / photo modifiée

Les fondations originales du Louvre se trouvent dans la section du Louvre médiéval, à laquelle on accède par la Pyramide et l’escalator de l’aile Sully. Cette zone souterraine révèle la forteresse médiévale qui a été créée pour le roi Philippe Auguste en 1190. Les visiteurs peuvent voir les anciennes fondations, les vestiges des douves médiévales et les donjons, ainsi que la salle Saint-Louis (construite entre 1230 et 1240), seul vestige du bâtiment principal de la forteresse médiévale.

Plusieurs salles de la section du Louvre médiéval présentent des documents, des maquettes et des peintures liés à l’histoire du Louvre.

Un magnifique palais royal digne des rois de France

Appartements Napoléon III

Appartements Napoléon III | Geoff Livingston / photo modifiée

La sombre forteresse médiévale du Louvre a été mise en valeur sous Charles V, Charles VI et Henri II, et transformée en un palais royal beaucoup plus impressionnant et luxueux par Louis XIII et Louis XIV. Le site Salle des Caryatides est une salle de réception grandiose créée pour le roi Henri II.

Le site Chambre de Parade du Roi (Salle 25 du département des Antiquités Egyptiennes) est la chambre où Charles IX et Henri III accueillaient la cour chaque matin. Le site Salle des Sept-Cheminées (salle 74 du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines) était l’appartement royal de Louis XIV jusqu’à ce qu’il déménage son palais à Versailles.

Même après que le Louvre ne soit plus un palais royal, il a été utilisé à des fins officielles par Napoléon III. Les visiteurs peuvent également voir l’opulent Grand Salon et les Salles à manger du Louvre. Appartements Napoléon III (Aile Richelieu, pièce 544). Exemplaire du style Second Empire, le décor somptueux comprend des lustres étincelants, des moulures dorées, des stucs décoratifs, des rideaux de soie, des meubles en velours et de magnifiques plafonds peints.

Une autre pièce incontournable du musée est le Galerie d’Apollon. Cette glorieuse salle de réception possède une peinture spectaculaire au plafond qui a été commencée par Charles Le Brun, rendant hommage à Louis XIV, le Roi Soleil. La partie qui n’a pas été achevée par Le Brun, le panneau central à couper le souffle représentant Apollon terrassant le serpent Pythona été peint par Delacroix en 1851.

Où séjourner près du musée du Louvre à Paris

Nous vous recommandons ces charmants hôtels situés à quelques minutes de marche du Musée du Louvre :

  • Mandarin Oriental Paris: hôtel de luxe cinq étoiles avec spa, à deux pas de la Place Vendôme, près des boutiques de haute couture.
  • Hôtel Opéra Maintenon: tarifs économiques, emplacement agréable dans une rue calme, personnel multilingue, service amical.

Conseils et visites : Comment tirer le meilleur parti de votre visite au musée du Louvre.

  • Visites du Louvre : Le Louvre est un musée si vaste qu’une visite peut sembler écrasante. Pour une expérience optimale et pour être sûr de voir tous les points essentiels du musée, essayez le programme Skip the Line : Visite guidée du musée du Louvre avec la Vénus de Milo et la Mona. Lisa. Cette visite de trois heures comprend des écouteurs, afin que vous puissiez entendre votre guide bien informé expliquer l’histoire et la signification artistique des chefs-d’œuvre du musée, des peintures inestimables aux joyaux de la couronne. Après la visite guidée, vous pouvez rester pour continuer à explorer par vous-même.
  • Billets : L’entrée principale et la billetterie se trouvent à la Pyramide du Louvre, mais c’est aussi là que les files d’attente sont les plus longues. Les entrées au Carrousel du Louvre depuis la station de métro ou au Passage Richelieu de la rue de Rivoli évitent les longues files d’attente. Vous pouvez acheter des billets à l’avance, mais vous devez les retirer en personne à l’entrée de la Pyramide de verre (ce qui ne vous permet pas d’éviter les files d’attente). Plus d’informations : http://www.louvre.fr/en/advance-tickets. Le Musée de Paris Pass inclut le Louvre et offre des économies aux touristes qui souhaitent explorer plusieurs musées lors d’un séjour de 2 jours, 4 jours ou 6 jours à Paris.
  • Ressources : Le site web du Louvre comporte également une section consacrée aux conseils aux visiteurs, avec des informations sur les fermetures de salles du musée, les visites guidées et d’autres informations pratiques. L’application Louvre peut vous aider à naviguer dans les galeries intimidantes du Louvre et à profiter des commentaires intéressants d’experts en art qui expliquent les chefs-d’œuvre. Plus d’informations : https://www.louvre.fr/en/visitor-tips.
  • Nourriture et boisson : Le Louvre offre plus d’une douzaine d’options (cafés, restaurants et snack-bars) aux visiteurs à la recherche de rafraîchissements. Le Comptoir du Louvre, sous la Pyramide de verre, propose des sandwichs et des pâtisseries françaises. Dans un élégant pavillon de l’aile Denon, près de la galerie des peintures françaises, le Café Mollien sert un menu simple pour le déjeuner.

    Le cadre le plus pittoresque se trouve à la Terrasse de Pomone, une crêperie et brasserie à la mode dans le jardin des Tuileries. Des snacks gourmands sont disponibles chez Paul, une boulangerie française traditionnelle dans le jardin du Carrousel. Niché sous les arcades du Louvre, le Café Marly est un restaurant gastronomique haut de gamme.

  • Se rendre au Louvre : L’arrêt de métro est la station Palais-Royal-Musée du Louvre ou les bus 21, 24, 27, 39, 48, 68, 69, 72, 81 et 95 s’arrêtent devant la Pyramide du Louvre. Le parking le plus pratique est le garage souterrain de l’avenue du Général Lemonnier, ouvert tous les jours de 7h à 23h.

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